21/06/2017

Au Salon Aéronautique de Paris-Le Bourget, Siemens et Extra ont présenté pour la première fois en public leur prototype d’avion de voltige électrique, l’Extra 330LE, remorquant un planeur. Piloté chaque jour par Walter Extra lui-même pendant le Salon, l’Extra 330LE est propulsé par un moteur électrique développé par Siemens et détenant un record du monde avec une puissance de 260 kW (350 CV), soit cinq fois qu’un moteur électrique comparable, et pesant à peine 50 kg.

L’Extra 330LE a volé pour la première fois sur l’aérodrome de Schwarze Heide, en Allemagne, le 4 juillet 2016. Construit en carbone, CETcet avion expérimental a été conçu sur la base du biplace Extra 300L normalement équipé  d’un moteur 6 cylindres Lycoming délivrant 300 CV et a une masse maximum de 1.000 kg. Il peut voler plus de vingt minutes par recharge, quasiment en silence et avec des émissions de carbone proches de zéro.

Le 25 november 2016, l’Extra 330LE avait établi un nouveau record du monde reconnu par la FAI pour un temps de montée à 3.000 mètres en 4 mn et 22 s – une vitesse de montée de 11,5 m/s, 1 mn et 10 s de moins que le précédent record établi par le pilote américain William M. Yates en 2013  dans la catégorie « Avion à propulsion électrique de moins de 1.000 kg. »

Le 23 mars 2017, l’Extra 330LE a établi deux nouveaux records du monde de vitesse en atteignant une vitesse d’environ 337,5 km/h sur une distance de 3 km (13,5 km/h plus rapide que le précédent record détenu aussi par le pilote américain William M. Yates depuis 2013), et plus tard de 342,86 km/h dans une configuration légèrement modifiée avec une masse légèrement supérieure à 1.000 kg. Le jour suivant, le 24 mars, l’avion a réalisé une nouvelle première en devenant le premier avion électrique au monde à remorquer un planeur en l’air jusqu’à une hauteur de 600 m en seulement 76 s.

Tous ces records donnent plus de sens à l’accord de coopération signé en avril 2016 entre Siemens et Airbus dans le domaine des systèmes de propulsion  hybride/électrique et visant à démontrer la faisabilité de tels systèmes de propulsion hybride/électrique à l’horizon 2020.